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letra de le rap algérien est dans la place !! - fada vex - الشيخ مليك

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personne ne peut nier que le rap est en train de prendre de l’ampleur en algérie, sa présence est de plus en plus remarquée à la télé et à la radio, des groupes se créent d’alger, à annaba en p-ssant par sétif, tlemcen, oran, et sidi bel abbès… le mouvement est entré en algérie vers le début des années 90, via le c-n-l de la parabole (m6, mtv, mcm…). des groupes comme intik, hamma boys activaient en douce à alger

a l’ouest du pays, à oran pour être précis, un groupe de jeunes forme en 1991 deep voice et monte sur scène au ccf moins d’un an après. les groupes souffrent du manque de moyens mais aussi, hélas, de la censure. il faut dire que le rap a commencé à se développer au moment où l’algérie est en plein dans ce qu’on appelle «le drame national » entre terrorisme et remous politiques et économiques, tout cela n’a pas empêché les groupes de survivre. et au rap de s’imposer en tant que style musical revendicateur à part entière. dès 95, des groupes voient le jour partout à alger comme à oran. on connaît alors mbs, k2c, sos, k-libre…et à oran : t.o.x, perfect g’z, lord squad, ods…ces groupes organisent des pet-ts concerts à pet-t budget, tout à fait en cachette et loin du regard des médias. autant dire que le rap était «underground» jusqu’à 1997 où le groupe algérois mbs fait parler de lui à la télé, et surtout radio el bahdja, par le t-tre « ouled el-bahdja» produit par sos pub, et largement médiatisé, mbs fait une ascension brutale à travers le morceau « ouled el bahdja » (les enfant de la joie). chérif aflah, producteur et mécène de mbs affirme que ce produit soft et formaté pour p-sser à la radio a ouvert la voie aux groupes algériens ! vient alors le jour où un producteur réunit sur une compilation nommée «alger rap», une dizaine de groupes parmi les plus en vue. la maquette est achetée par «virgin france» permettant ainsi au rap algérois de s‘affirmer pleinement à l’étranger

a oran c’est une autre histoire, en 1997 le groupe tox organise un concert qui fut applaudi par le milieu rap oranais. d’autres groupes comme, vixit, mclp, lost g, wkam, no one, ods… franchissent eux aussi le pas et s’affirment sur le devant de la pet-te scène oranaise. le problème est qu’ils ne peuvent pas «sortir de produit», du fait que les éditeurs voient dans le raï un meilleur investiss-m-nt. c’est normal, commercialement parlant. d’ailleurs, le jour où le groupe vixit est monté sur scène à alger pour la clôture d’un concert, il se fait remarquer par les médias, c’est le même producteur algérois de la compilation «alger rap», qui lui demande de réunir des groupes d’oran pour faire une autre compilation 100% oranaise… de retour à oran, vixit fait circuler la nouvelle. l’enregistrement de la compile est tout du suite lancé. dans le même temps, l’inst-tut des langues étrangères de la fac des lettres d’oran, en collaboration avec la ville d’oran, organisent la première « convention du rap algérien », en invite une dizaine de groupes d’alger, quelques groupes de bel abbés, tlemcen et mostaganem sont aussi de la partie. on remarquera que les gars venus d’alger, furent étonnés de voir le nombre impressionnant de groupes qui exerçaient à oran. toujours en 99, mbs sort son deuxième album, avec un t-tre typiquement commercial « el aouama » ( la nageuse). on constatera que ce t-tre dansant aux couleurs du raï, a littéralement envahi les radios. mbs est désormais une affaire qui roule. a l’autre bout du pays, à annaba, un groupe sort de l’ombre avec un album explicite, c’est le groupe double kanon. le groupe qui ne mâche pas ses mots, y aborde les sujets du s-xe, de la drogue, et se fait bien entendre. il enchaîne coup sur coup avec un deuxième album, abordant les mêmes sujets. cette fois, le t-tre phare s’appelle « les enfants la colonne » et p-sse en clip à la télé nationale. dans la même période, le groupe tox d’oran sort son album, le t-tre « wech-wech » se cl-sse en tête des hits durant quelques trois semaines à radio el bahdja. juillet 1999, contre toute attente, les hauts plateaux, sétif pour être précis, organisent un concours de rap. tous les groupes invités s’étonnent de voir que sétif avait aussi ses rappeurs. citons à t-tre d’exemple : fdl, 6-tem…d’un autre côté, sétif abritait une vraie école de break-dance. le concours s’est déroulé en trois jours, les résultats ont donné le groupe fdl en première, tox en deuxième, k2c en troisième position
on peut dire que 99 fut une bonne année pour le rap en algérie. des groupes comme mbs et intik ont signé avec de grosses maisons en france. double kanon a sorti deux albums sans compter un album solo pour lotfi (un des membres du groupe). tox, sos, white men, k!ller hood, city 16, oule el-bahia débarquent sur le marché avec chacun son album. et pour bien finir l’année sos pub et le gourvenorat du grand alger organisent le premier festival méditerranéen de hip-hop, invitant des groupes français tels que psychopat, stor-k, les specialistes, k-reen, activistes…avec le concours des groupes locaux. ce festival n’a pas eu grand public à cause d’une publicité -ssez faible. il a toutefois permis au rap algérien de se faire connaître. en 2000, le manager de mbs fut -ss-ssiné, et dés lors les choses se compliquent pour le groupe algérois installé en france
beaucoup de groupes sortent des albums à travers tout le pays, les double kanon envahissent le marché national, et surtout lofti qui enchaîne presque quatre albums en solo, il devient une «rap star», et beaucoup de jeunes s’identifient à lui. en 2002 le groupe intik, sort un album de qualité qui tourne très bien en france. on remarquera dés lors que le rap en algérie, prend de l’ampleur à travers les concerts, émissions radio et autres manifestations culturelles qui s’organisent : l’émission «top bahdja», le concert «rap attaque» à alger, «concours du rap algérien» à mostaganem, « festival de rap» à tlemcen, «deuxième convention du rap algérien» à oran, «premier concours de dj’s» à alger, ajoutons à cela tous les pet-ts concerts à travers le pays

alors que le raï s’essouffle, le rap se fait une place tout doucement. il existe, définitivement
pour l’an 2003, le rap algérien p-sse à un autre niveau (et le manque de structures en est la princ-p-le cause), c’est l’auto production, la création de labels, et les home-studios, on citera :
la base prode ( t.o.x ), third rap records (the commision), the n.a beats (dj nab), lotfreestyle (lofti et double kanon)…etc. pour de nombreux groupes, c’est l’unique moyen de se faire entendre. on pourra dire qu’il reste beaucoup de travail à faire, mais le rap algérien est en train de faire son pet-t bonhomme de chemin

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