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letra de cheptel - anton serra

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[couplet 1 : dico]
j’préfère avoir l’moral à zéro que t’la faire comme zemmour
j’n’ai rien d’un donneur de leçons, ça j’veux que tu le sentes
un peu comme une merde fraîche sur un trottoir humide
ou bien comme une bite sèche dans un vagin cupide
j’pense que personne n’a l’étoffe de s’-sseoir sur le trône
encore moins celui qu’a l’orgueil de porter la couronne
des mecs crevés crèvent après s’être bien rincés
je chie sur la médiatisation du mariage princier
bande de merdes qui filment leurs biftons
en utilisent plus en une soirée qu’toi pour ton fiston
les gens s’plaignent, oh ! et puis ils tapent des mains
le réseau aura raison d’vous, vous n’êtes qu’un tas d’pépins
vous méritez l’alcoolisme et puis la débandade
bien plus que ceux qu’en souffrent pour d’vrai, bande de pintades
j’ai l’mal de mon anarchie idéaliste
j’suis réaliste donc réalise que ce n’sera qu’une tracklist
et d’toute façon, j’vais faire quoi, hm ? m’bourrer en boîte ?
rejoindre les hippies dans les bois et faire péter les watts ?
allez fous l’camp ! je n’veux pas camper
tirer l’meilleur d’l’évolution mais être quelqu’un d’bien
est-ce impossible en 2011 ? j’me pose la question
on m’incite à poucave mais dans ma tête j’suis costaud
j’vous observe mais j’n’ai pas une vision d’taupe
j’aimerais tellement pourtant, ça m’empêcherait d’être misanthrope
j’en place une pour kacem, check ça mec
j’n’ai rien contre les états-unis, mcdo ça pète sa mère
et vous m’faites doucement rire à dire le contraire
mes pensées occultes, j’vous vois par centaines dans leurs structures
bande de menteurs, que voulez-vous m’imposer ?
je p-sse sur les gens qui n’respectent pas les fonds d’leur pensée
rien à foutre que tu m’dises que j’ai une belle plume
ce que j’préfère chez un mouton, c’est qu’il ne bêle plus
les gens ne vivent plus, je les trouve p-ssifs
ils ne font plus rien mais veulent qu’on les divertisse
on ne discute plus, à part pour hausser l’ton
on ne pense plus qu’à gagner la conversation
vainqueur sur l’instant présent, alors c’est ça qui compte ?
ne rien comprendre et faire p-sser l’autre pour un sacré con
se sentir fort en abaissant autrui
et puis, au p-ssage, récupérer des sourires complices
alors on mange des potatoes avec d’la sauce bien gr-sse
et j’comprends mon pote anto quand il sort laisser des traces
je respecte les vandales, une thérapie comme une autre
ça rêve de vie communautaire quand la vérité t’frappe

[couplet 2 : anton serra]
et moi j’aime pas les sages, tous cloîtrés derrière leurs palissades
le polissage de l’encéphale, c’est pas d’la folie ça ?
il faut des règles dans leur monde, sinon leur montre se dérègle
fais pas ci, fais pas ça, sinon le monstre se réveille
enlève tes doigts du nez… mais vous pourriez enlever vos doigts du cul
vous préférez les éduquer avec des poids d’muscu’
si minuscules, toutes vos leçons face à l’intelligence
bête à brouter, apprends par cœur, subis la transhumance
tous dans leur clapier, en attendant sonnez le glas
faut pas s’éparpiller, vu qu’ils ont dit d’marcher au pas
conditionnés dès le berceau à faire la mule, à faire la queue
ouais y a d’la joie dans leur confort mais n’hésitent pas à faire la gueule
ils sont jamais contents car dans leur cœur le tiers est vacant
ignorent leur chance, puis ça ronchonne chez pierre & vacances
faut déchausser chez eux ça pue le propre, ça sent la mort
c’est tout rangé, faut pas user le lino sur le sol
ils se consolent avec des merdes achetées à moitié prix
ils collectionnent les coupons d’réduction au point d’être tristes
d’payer un jour plein bu, ils sont toujours tendus
ça m’étonne pas qu’une fois on les retrouvera haut et court pendus
rongés par l’stress d’la pendule, en léthargie toute la semaine
l’échine n’a plus d’énergie, ils ont usé toutes leurs semelles
puis en revenant à leur gîte, c’est pas d’leurs oignons qu’ils s’mêlent
si la voisine fume du sh-t, imagine ce qu’ils disent d’elle
les prems à appeler les flics : “y a une grossiste à l’étage !
ramenez la cynophile, je pense qu’il faut un bon toilettage !”
ceux qui sont fiers d’être lâches et qui font preuve d’égoïsme
c’est comme en entreprise : y a qu’de la place pour l’arriviste
le cheffaillon d’service, dépourvu d’idées ingénieuses
qui pense que stagiaire rime avec photocopieuse
sur l’règlement tous à cheval, et dans certaines boîtes sache que
comme avant l’holocauste, ils sont capables de t’couper les cheveux
bêtement suivre le modèle, la douleur apparaîtra
pour recouvrir l’œdème sous un semblant de sparadrap
pilules et tubes d’arnica, la pommade ils t’la p-sseront
si le peuple a bon dos, dans leur salon ils le m-sseront
si le jeune abandonne ses études pour devenir maçon
c’est p’t-êt’ qu’depuis tout pet-t ils le façonnent à leur façon
comme disait l’autre, qu’on ait vingt ans ou qu’on soit grand-père
y a pas d’âge pour être con, éducation “pascal, le grand frère”

des émissions qu’abrutissent, sans forme ni fond, qu’aboutissent
à l’ébullition du crâne, plein d’émissions à effet d’serre
à en devenir je-m’en-foutiste, suis la m-sse qui s’agglutine
le monde entier s’écrase et tous en mission pour les sesterces

si loin du cheptel…
si loin du cheptel

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