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letra de j'voulais dire - akhenaton

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[intro]
– aller vendre des trucs bidons à des gens crédules
ou enfoncer l’autre pour gagner honnêtement ma vie
si c’est ca l’honnêteté, alors moi je choisis le mal
en fin de compte, notre problème à nous ici
c’est qu’on a pas appris à enfoncer l’autre sans souffrir
et quand on a choisi quelqu’un pour notre arnaque
c’est qu’on l’estime
c’est qu’on l’a reconnu comme quelqu’un de bien
mais voila il faut que tu saches ca
– en fait a part dormir, glander, déconner toute la journée sur les bancs du quartier tu sais rien faire d’autre quoi
– ouais mais moi je les ai pas construit ces bancs
même si de temps en temps j’ai mis mes fesses dessus
voila j’ai pas eu le choix
mes amis c’est les seuls que j’ai

[couplet : akhenaton]
a ceux qui m’appellent enculé, j’voulais dire
qu’la première fois où ma main a touché un mic, j’voulais rire
j’avais 15 ans à peine j’crois
c’est drôle c’qu’un môme croit, un rêve
une grosse croix sur ma vie plus tard
voir ceux qu’on aime, plein d’soucis, ça fait trop d’peine
et comme les peines ne viennent pas seules dans l’bus j’revois ma tante
visiter son fils, purger une lourde peine, les camarades d’cl-sse
le mercredi au catéchisme, l’église, la place
mon frère et moi, on faisait du vélo en face, la famille rouge
mon grand-père n’a jamais cru en dieu
p’têt dieu lui a volé ce qui l’aime le même jour, lui laissant qu’une paire d’yeux
perdu parmi les immigrés d’naples et les environs du vésuve
on s’contait les vives violentes, des darons crucifiés comme jésus
traumatisés, 12 ans au bar tabac, visage découvert
p38, explose la tête visée, d’sang tout couvert
moi bouche bée, virage dans l’p-ssé, c’jour là j’compris tout
en regardant les autres s’conduire comme s’il s’était rien p-ssé, merde
instinct d’voyage s’virer d’là
loin des histoires d’jeunes -ss-ssinés l’jour de leur mariage, c’est dingue putain
si là j’crache l’venin, tas d’rimes en pipeline
du freetime, au son d’mon walkman, j’répétais halftime
aux sœurs qu’j’ai traitées mal, j’m’excuse t’sais
j’avais rien à offrir, sans amour, juste un autre jour à souffrir rien d’plus
juste un autre jour à s’faire chier, à mourir comme d’hab
et là, j’fais pénitence cloîtré dans mon lab
j’revois des potes d’avant, j’parle des p’t-ts, eux m’parlent de rolex
puis l’silence, on regarde la montre, même si on se sépare
disons qu’on reste collègues, ex-frères de fête, la vérité
aujourd’hui, j’crois qu’on a plus rien à se dire c’est bête
adulte à 9 ans, j’ai fumé ma jeunesse, là j’nie regrette cette perte j’nie, mais j’compte 7 ans de gâchis
et tant bien que mal j’me dresse, le stress de moi s’emparant, sans guide, sans parents
j’m’suis tellement effacé que j’en suis devenu transparent
j’voulais être comme eux, draguer les minchs
craquer les francs devant, m’élevant, mes potes braquaient les riches
sans sentiment, d’naïf à méfiant, d’méfiant à paranoïaque
la rue plus la paraffine, t’rendent trop nerveux et l’estomac plein d’prozac
avec les filles j’ai foiré aussi, tu vois l’problème
a force de fréquenter les clebs, tu crois qu’ces connes t’arnaquent ton pollen
quand elles attendaient de moi un peu d’p-ssion j’comprenais pas
y’avait dans l’magasin que stress et pression
a traîner là où les patates s’perdent on encaisse bouche close
et la vision s’déforme en rêve des lieux là où on s’engraisse bouche rose
puis on s’trouve où les ennuis sont, l’démon s’amuse
m-rs-ille la nuit, c’est comme avoir sa figure devant un -n-s
quand ça arrive, ferme les yeux, essaie de rigoler
parce que le pognon te rend pas la santé qu’cette vie d’chien t’a volée
parfois j’ai des nausées et des soirs ma poitrine s’comprime
c’qui faut comprendre ou prendre des comprimés faut croire que je déprime
j’te jure j’flippe, comme j’ai flippé cette fois sauvé par l’avens
ce putain de soir d’été où ils m’ont tiré d’sus au mac 10
moi j’veux vivre peinard, mais j’traîne, c’vécu l’boulet, les barils pleins d’moulailla
qu’j’ai vus, c’est pas en écrivant que je les ai trouvés
ca c’est chill, 30 ans, pas d’bluff, lyrics de daron, clap
histoire vraie, action, pas d’invention d’fanfaron du rap
famille dure, on vit d’vant des exemples durs, on a pas l’choix
sous les jets d’pierre, j’ai porté cette zique, c’est mon chemin d’croix
quand j’tends la main franco, j’tends la main d’bon cœur
frère si j’suis si gentil, c’est qu’j’ai vu trop d’gars qu’lbliss blesse dans l’cœur
trop d’gens qui portent le mal, comme j’t’apporte cette nouvelle
j’t’apporte mon cœur ouvert, comme des faux frères t’apportent leurs poubelles en prose
frimousse, des p’t-ts gars maigres solitaires
a l’origine solidaires
a goûter l’miel trop d’frères attrapent le ver solitaire

[outro]
– oh les gars
vous avez vu comment il a fait ?
le batard la qui est parti, tu as vu ce qu’il a fait ?
et tous les jours c’est la même chose, eh
dès que je sors du quartier, y’en a un qui faut qu’il me c-sse la soirée
toujours pareils les potos rouges la
tu les vois, pleins de haine sur leur visage et tout

– laisse tomber, qu’est-ce tu t’en bas les couilles de ce mec
tu vois pas que c’est un trou du fion?
qu’est-ce tu nous fait la ?

– non brobro, jte jure je vais laisser tomber ?
y’en a marre maintenant
il croit quoi lui?
que j’ai débarqué hier?
y’a qu’une seule chose que je sais :
c’est que je suis né ici moi !
je suis né ici moi…

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